Promenade artistique avec Denis Courard (partie 1/4)

DANSE MACABRE 95

    Tout d’abord, pouvez-vous vous présenter pour ceux qui ne vous connaissent pas.

    Né il y a vingt-et-un mille trois cents jours à Bruxelles, j’y vis et travaille encore. Dessinateur depuis toujours, storyboarder et layoutman dans la pub depuis longtemps, prof pour un temps, créateur de tatouages depuis quelques années. Le dessin est la vraie passion de ma vie, et en tout cas la première. J’ai eu la chance de pouvoir en faire mon métier.

    Je n’ai pas passé un jour sans dessiner, c’est une évidence et une nécessité. Je ne peux simplement pas faire autrement.

DANSE MACABRE 2

    Comment décririez-vous votre Art, qui dépasse la notion de dessin ?

    Les dessins de la série « Danse Macabre » sont du registre de la suggestion. Ils en montrent le moins possible de manière à ne pas contraindre notre imagination de spectateur. Ici, une rue, un pont ou un canal rappellent peut-être Venise, mais ce n’est pas Venise. Ailleurs, c’est une lande austère, mais qui n’a pas de nom. Un détail évoque la Renaissance ou peut-être le 19e siècle mais il n’y a aucune véritable certitude de temps ou de lieu. Ces temps et ces lieux ne sont pas forcément réels, ils peuvent très bien surgir d’un monde de rêves. C’est à nous, spectateur, de choisir. C’est à nous aussi de comprendre ou d’imaginer l’histoire dont l’image nous révèle un fragment. Des fantômes noirs, des rois déchus, des êtres décharnés errent à travers ces décors désolés, mais on ne les découvre que dans l’espace d’un geste ou figés dans l’immobilité d’un instant. C’est encore à nous, le plus souvent, qu’il revient d’inventer leur passé et leur avenir.

    Pourtant parfois, un détail du décor ou un titre aux résonances familières nous indiquent que ces visions ne surgissent pas d’un néant inconnu, mais de notre propre mémoire, de notre histoire oubliée.

DANSE MACABRE 89

    D’où vous vient cette fascination pour la mort et ce qui relève du macabre ?

    Je pense qu’elle tient à l’inusable impact des caractères que le macabre permet de faire entrer en scène. Affublez votre personnage d’un masque de mort, drapez-le dans une cape noire et tous les regards convergeront vers lui.

    Le silence même que provoque son apparition est révélateur. Il aura dit beaucoup avant même d’avoir prononcé un mot : ce n’est pas tant de la mort qu’il parle que de la nature humaine. Il est un miroir, terrifiant et impitoyable. Irrésistible.

    Lui conférer cet aspect théâtral augmente la portée des mots qu’il prononce, ou qui sont prononcés en sa présence.

    De plus, sur le plan graphique, le macabre permet de s’exprimer pleinement par l’utilisation du noir en tant que couleur mais aussi en tant qu’idée. J’adore ça. J’ai une vraie passion pour le noir, qui selon moi contient tout.

Denis Courard


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