Ballade Artistique avec Frédéric Lanoir (partie 1/4=

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« Cheval de Feu » : la représentation de l’animal n’est qu’un support. C’est l’idée du dépassement de soi devant l’adversité . Je dis parfois : « Le Cheval de Feu c’est moi » (comprenne qui pourra).

Est-ce que tu pourrais te présenter, pour ceux qui ne te connaissent pas ?

Issu d’une famille de marchands de vins, cafetiers, et restaurateurs du coté paternel. J’aime rappeler l’acte héroïque de l’arrière grand Oncle (voir l’histoire du Lieutenant Louis Stiefvater) qui s’est sacrifié pour notre liberté face au joug nazi un 18 Juin 1940. Coté Maternel, l’idée que mon grand père faisait gratuitement le pain aux résistants constitue une part de mon caractère. Un demi siècle, père de deux fils, divorcé… Je suis né à Lure, où j’ai ressenti très jeune l’envie de modeler, d’abord en escaladant la fontaine du square proche de la Place de la gare. J’étais admiratif de la statue, une jeune femme dont mes mains caressaient, admiratifs, ce que dame nature avait créé : les courbes féminines. Dès l’école maternelle, que je tentais souvent de fuir, la seule activité qui trouvait grâce à mes yeux fut l’activité « pâte à modeler », une anecdote à ce sujet… j’y reviendrai.

Comment as tu appris les différentes techniques de sculpture que tu utilises ? Est-ce que tu as reçu une formation ?

Autodidacte, j’ai appris à comprendre l’argile. Ayant travaillé des heures à la réalisation d’une main, j’ai acquis une manie de restituer quasi photographiquement le modèle jusqu’aux empreintes digitales. Mais au matin, la main que j’avais modelée en agglomérant des boulettes de terre sur une armature en fil de fer, était fissurée, détruite. J’ai compris que sécher l’eau évaporée provoquait un rétrécissement et là, plus de place pour l’armature. Nommé Facteur à Boulogne Billancourt en 1990, peu après ces expériences d’autodidacte , je découvre (quel heureux hasard!) un atelier de sculpteur : celui de Philippe Seené, au pied de l’immense « usine à facteurs » de Boulogne, avec les murs des usines Renault juste en face de nous. Timidement, j’ai frappé à la porte et il m’a admis en visiteur, pour observer son travail et celui de ses élèves. En 1993, je lui présente « Maxime », un portrait de mon bébé de deux mois. Il a montré mon travail aux personnes présentes dans l’atelier en disant : « il n’a jamais pris de cours ! » Puis il s’est approché de moi et m’a dit : « surtout, tu dois continuer la sculpture. » C’est cette phrase qui m’a donné ce qui faisait défaut chez moi : la confiance en soi, même si le doute reste une bête que je dois chasser régulièrement à coup de pompes. Sinon je travaillais d’instinct, modelant sans analyse des profils. Aussi j’ai appris à désapprendre, grâce aux cours du Maître et sa technique dite du « profil ». On observe le modèle et ses contours, tel une ombre chinoise, puis après avoir réalisé ce profil boulette après boulette, le modèle est positionné sous tous les profils . C’est ainsi que se constituent les 3 dimensions : Hauteur, Largeur, Profondeur. Il faut ajouter à ce travail les études des modèles, le squelette, les muscles, les tendons, observer les vides, voir en volume. Jusqu’à la façon de restituer un regard clair ou foncé selon la taille du sillon. Personnellement j’aime les mains, j’en ai peu fait mais j’adore ce qu’elles expriment. Au delà de modeler, il a fallu apprendre à faire d’un modelage en argile un bronze, en passant par un plâtre, qu’on nomme l’original, et à partir duquel l’empreinte en élastomère permet des estampages en cire, fournies aux fondeurs, même s’il y a aussi les fonderies « au sable ». Ils prennent alors directement le plâtre comme modèle à mouler .

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Ici « Jeunesse » : l’éphémère de la beauté féminine, (à l’échelle d’une vie) . Un papillon à corps de femme , en équilibre fragile sur l’indexe. L’envol est proche… Crédit photo : tous droits réservés à Benoit Py

Quelles sont justement les différentes techniques que tu utilises ?

Les techniques utilisées :

  • le modelage à la boulette , en construisant les profils
  • Le modelage dit « à la cire directe »
  • La taille dans la pierre ou le bois (j’ai très rarement pratiqué ces techniques)
  • J’ai réalisé quelques rares sculptures comme « Homo Erestus « , un assemblage d’objets de récupération , ceci il y a 20 ans : la déformation de métaux divers, la soudure, le collage… Mais ces réalisations par des techniques mixtes sont rarement exposées.
  • Il m’est arrivé aussi de travailler directement le bronze dans la masse.
  • Enfin je dessine et envisage de développer ce mode d’expression en deux dimensions, avec les nus féminins comme sujet de prédilection comme projet .

Frédéric Lanoir


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