LA NAISSANCE DES MYTHES – 5 – Homère savoure

« Mais les étoiles, pouvez-vous… Pouvez-vous me dire comment elles sont disposées ? »

Haut-le-cœur.

Cool sourit. Rictus nerveux. Le temps de saisir. L’affaire est sérieuse.

Ni con ni vu nu, Kalache, impassible, laisse le voile d’une ancestrale sagesse le recouvrir. Telle un seconde peau. Le flegme post-cuite des aïeux slaves sommeillant dans son sang.

Au village, le clocher sonne douze coups.

Petit répit.

Les cerveaux fument…

Alors, tournoyant sur eux-mêmes comme des diables de Tazmanie, nos deux voyants sortent dont ne sait où triangle, règle, réticule et yeux de lynx ! Mille métaphores pour se nourrir des clartés célestes !

Hors de question d’abandonner la moindre étoile dans l’angle mort ! Il fallait offrir à Homère tous les soleils !

C’était comme un jeu, comme écarter les rideaux de l’imagination, comme relâcher une à une les voiles des galions, monter sur la carène et se laisser guider, à la poupe, par les courants et les poissons volants… jusqu’au pays des toucans !

Homère savourait sa bière. Il n’était pas déçu.

Ni surpris d’ailleurs. Il était tout ouïe.

Les deux moulins tournaient à tout rompre. Chaque graine de lueur délivrait des idées nouvelles, et l’inspiration fouettait nos deux cocos, qui semblaient en redemander. Duo de masos !

Les muses, pleines de grâce, leur soufflaient au creux de l’oreille, et Kalache et Cool enchaînaient, enfilaient perles sur collier, femme sur rocher, dérivant le peintre esprit d’Homère vers le récif d’une licorne qui lézarde, non loin d’un petit chien sculpteur de baleine au burin.

Quand l’un des deux fatiguait sur un corbeau, l’autre relançait d’un geste de colombe.

Et quand sur l’ombre d’un dragon s’effaçait l’autre, l’un ressurgissait, léviathan !

Leurs gestes se mêlaient à la parole. Homère pouvait les sentir et cela rythmait ses visions. Tous trois tantôt s’attendrissaient au feu de la création, naviguant à vau l’eau du maelstrom des tons tragiques aux sommets des folies comiques.

Aux yeux de la chouette, Homère resplendissait, et l’haleine des deux aèdes dessinaient des rêves de fumée jusqu’au cœur de la nuit.

SECRETS MINCEURS TIBETAINS : ILS FONT ENRAGER LE BUSINESS DES REGIMES !!

2 réflexions sur “LA NAISSANCE DES MYTHES – 5 – Homère savoure

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