Collection Littérature : Gilles Ivoire, Chapitre IX – La fabuleuse histoire du dépucelage de COOL-DE-SOURCE ! (1/x)

« Voulait-il vraiment le perdre ? N’était-il pas au fond un de ces lutins farceurs, qui font mine d’être épris d’impossible, pour ne pas risquer le moment fatidique où – ha ha ! – il faudrait s’engager ? Certainement, oui, y avait-il de ça chez lui. Il devait plus aimer parler, écrire, rêver, souffrir même, que simplement : juste aimer… »

Rich and Co Editions 

gilles ivoire illustration cool de source rich and co editions

Chapitre IX

« Enfin du sexe, YES !!!  » Anonyme

Comment avait-il perdu son pucelage ?

Est-ce là tout ce que vous voulez savoir ? 

Comment c’la : vous n’avez point le temps pour lire des vers ?

Ces gracieux vers de terrien ?

Ah… Soit !

– ET LES LUMIERES FURENT !

Philosophes et frères en première ligne ! 

Avec, dans la ligne de mire de nos deux cinéastes, la grande question obsédant l’esprit : 

Comment avait-il perdu son pucelage ?

A en croire par sa déplorable habitude à s’éprendre de femmes prises,

prises par leur désir tarentule, prises par l’écoute de jolis mots, liquides, 

prises par leur amour fidèle pour leur homme, 

prises,

électriques mais prises,

en un mot et quatre rotations de cuillère à pot : prises, oui,

mais pas par le filet fragile du jeune mousse délicat qu’il était,

son pucelage, ah…. 

il dut pour le perdre tout d’abord savourer jusqu’à Lalie un acide détour dans l’Enfer de l’Envie,

à ronger sa vie de fer comme un enragé.

– Ah !

 

Comment avait-il perdu son pucelage ?

Lui ? Lui et son incapacité à fleurir la beauté d’une terre vierge  ?

Lui le téméraire saboteur de couple ?

Lui le si peureux et si grand gâcheur de possibles ?

Voulait-il vraiment le perdre ? N’était-il pas au fond un de ces lutins farceurs, qui font mine d’être épris d’impossible, pour ne pas risquer le moment fatidique où – ha ha ! – il faudrait s’engager ?

Certainement, oui, y avait-il de ça chez lui. Il devait plus aimer parler, écrire, rêver, souffrir même,

que simplement : juste aimer. 

Ah, c’est qu’il rêvait comme un myope, et ne décelait pas encore cette panthère qui ronflait, future, au fond de ses propres pupilles… cet amour qu’il ne connaîtrait que de longues années plus tard…

Néanmoins, rassurez-vous, jonglant au milieu de ses rêves, il eut la décence de se prendre à son propre jeu.

Et cela lui fit mal. Ouiiii… Je sais que cela doit vous soulager, alors, ouiiii, il souffriiiiit. Cruelle Parque que vous êtes ! Grrrrr….

C’est qu’il rêvait comme un myope… et ne décelait pas encore cette panthère qui ronflait, future, au fond de ses propres pupilles… cet amour qu’il ne connaîtrait que de longues années plus tard…


– Oh hé ! C’est lourd à lire, ton truc ! Tu peux pas être plus léger ?

– Comme un ballon ?

– Méééééé !!!!

– Comme une montgolfière-pastèque !

– Tu veux bien ?


Ouiiiii je vous entends, comment avait-il perdu son pucelage, enfin ? 

A faire glisser un fil le long d’un doigt… à se faire au bout de la pelote des Parques le chat ?

Charmant miaulant sa tristesse aux chevilles de ces trois tricoteuses du destin des hommes…

Comment avait-il perdu son pucelage ?

 

Comment avait-il perdu son pucelage ?

 

Comment avait-il perdu son pucelage ?

Comment avait-il perdu son pucelage ?

Comment avait-il perdu son pucelage ? (pardon, j’essaie de faire de la techno littéraire… j’ai dû attraper un virus -_- )

 

A jouer avec le feu, innocent,

Et cela lui donnait un air de démon-enfant, le rouge au visage, l’ardeur au cœur !

 

Ha ! Comment avait-il perdu son pucelage ?

Quelques virées dans les vignes à contempler les courbes de la plaine,

à lever les bras au ciel pour détendre l’esprit et ne pas penser à ça… 

 

Quand l’ennui viendrait, il lui parlerait de cet amour impossible

et quand il lui parlerait de cet amour, possible que la nuit viendrait.

 

Mais d’abord belote et rebelote, le chat dans la pelote, les parques amusées…


– Oui oui oui, ça parle beaucoup et ça fait pas grand chose à part ça ! dirons-nous.

– C’est déjà ça, ronflera d’un sursaut la panthère.


Cool et Lalie… Ah…

Il fallut qu’ils répétassent la danse, encore et encore, comme un chapitre sursautant sur quelque question obsédante…

Il le fallut, oui, pour qu’enfin le dieu Statistic, lassé de cette ritournelle, sortît de son sommeil, et décidât d’y mettre quelque piquant !

Il offrit à Cool-de-source un cordon de sel. Honoré, Cool-de-source s’en irait bondir dessus, y danser un tango roux, un brin de blues, quelque amour platonique avec une funambule…

– Mais avant ça, oui, il perdit son pucelage. Il est grand temps d’en parler. Cessez de m’en empêcher ! Pardon… Veuillez entrer je vous prie. La suite se joue dans la suite (si tel est votre désir)…

 

Gilles IVOIRE, pour vous servir


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