« Facebook et les animaux », partie 7 by The Rich

facebook-et-les-animaux-by-the-rich-sur-rich-and-co-editions

« Facebook et les animaux », partie 7

    En dehors des deux extrêmes, c’est à dire des vegans et des viandards acharnés (je suis de cette deuxième catégorie mais je me soigne…), le français moyen se heurte à ce dilemme que j’ai énoncé plus haut : « Why love one and eat the other ? ».

    Une des thèses avancées par les psychologues experts dans le domaine, affirme que nous serions davantage touchés par les animaux qui déclenchent en nous une émotion esthétique : animaux majestueux, animaux mignons, animaux rigolos, etc… En revanche le sort des blattes (pardon Nico…), des mouches ou des thons a plutôt tendance à nous indifférer. La fascination pour les fauves participerait de cette émotion esthétique, qui serait d’autant plus forte si l’animal en question était en péril.

    Par exemple, la vision d’une baleine avec son baleineau est majestueuse et attendrissante. Elle nous touche profondément, mais cette émotion explose en intensité si l’on place sur la même image un bateau de pêcheurs. Autre exemple, les ours blancs évoluant sur la banquise nous fascinent, mais les sentiments ressentis sont beaucoup plus forts si l’on place ces même ours sur un petit bout d’iceberg perdu au milieu de l’océan. Cela semble évident, mais sachez juste que des études comportementales ont prouvé, par ce genre de tests, que nous sommes programmés pour protéger des créatures que nous considérons comme « belles » et « attachantes », à l’image de nos propres enfants.

    Alors comment expliquer que le français moyen mange sans pitié du veau, de l’agneau, du cochon de lait, des poussins (ah vous ne le saviez pas ? Voir « bouffe industrielle et toutes ses immondices » avec Nico la Blatte, un spécialiste de la question).

   Peu de gens éprouvent l’envie de les dévorer en les voyant vivants, en chair et en os, attendrissants et à l’image de nos bébés sans défense. Les psychologues expliquent ce paradoxe par un mécanisme de refoulement propre au génie humain, qui plonge dans l’inconscient les images perturbatrices. Quand vous faites griller une bonne grosse côte de veau marinée au barbecue, vous pensez juste vous griller une bonne grosse côte, mais n’imaginez pas un seul instant participer à la dévoration d’un mignon petit veau qui tétait encore les mamelles de sa maman lorsqu’on l’a conduit à l’abattoir.

    Malheureusement, les AC et les NAC (pour rappel : « Animaux de Compagnie » et « Nouveaux Animaux de Compagnie ») ne sont pas toujours mieux lotis. On décompte plus de 85 Millions d’abandons en France chaque année, contre seulement 25 000 adoptions à la SPA. En outre, 41% des français consacrent entre 15 et 30 minutes seulement par jour à leur AC, et 15% des français avouent même sortir leur chien moins de 15 minutes par jour !

    Alors où placer le courant contemporain de la « défense des animaux » : Effet de mode ? Pure mascarade ? Ou réelle évolution des mœurs et des mentalités ?

    Rendez-vous dans 15 jours (seulement?) pour tirer ensemble les conclusions de ce gigantesque déballage d’informations et d’analyse effectué depuis le début de mon interminable chronique « Facebook et les animaux »…

    Ce qui est dit n’est plus à dire

    Votre serviteur

The Rich


« L’utilisation d’une liseuse de livres numériques est meilleure pour vos yeux que celle du téléphone portable. L’absence de lumière bleue vous procure un sommeil de qualité. »Achetez ici

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

w

Connexion à %s