« Facebook et les animaux » partie 6, by The Rich Himself

Les Chroniques de Facebook, chronique du jeudi 12 décembre 2017

Dog Blanket Pug Animal Bed Pet Face Funny

     Une grande partie des publications animalières sur facebook prennent cause pour la défense de la nature et des animaux.

     L’argument principal de leurs détracteurs est le suivant : « il faut déjà s’occuper des humains avant de penser à protéger les animaux ». Cette idée a fort heureusement été balayée par des études qui montrent que les sentiments tendus vers le genre animal n’étaient guère volées aux humains. Au contraire, ces sentiments augmenteraient les capacités d’attention à nos semblables.

     Dans le cas des sociétés calquées sur le modèle occidental, les anthropologues résument la défense de la cause animale comme une avancée de « Dieu » à « Darwin ». Selon ces chercheurs, nous passons peu à peu d’une vision du monde où Dieu a octroyé à l’Homme tout pouvoir sur le reste de la Création, à une vision où l’Homme et l’Animal sont égaux et donc méritent tous deux d’être bien traités, respectés, ne pas être tués pour leur viande ou leur fourrure, etc… Le Vegan est-il donc l’avenir de l’homme ? Perso, je ne le pense pas.

    On a appris récemment que la moitié des animaux sauvages a été exterminée en 40 ans à peine, avec comme principales causes les bouleversements écologiques dont l’homme est à l’origine, ainsi que la surconsommation des ressources sauvages (sur-pêche par exemple…). Autre chiffre, autre choc : 60 milliards d’animaux terrestres (juste terrestres!!!) sont abattus chaque année dans le monde, soit approximativement 10 fois la population humaine mondiale ! En gros, 10 animaux terrestres sont tués pour nourrir un seul homme chaque année ! Cela fait grosso-modo 800 animaux terrestres abattus pour une seule vie humaine (de 80 ans…).

    Les américains mettent à jour ce paradoxe avec une formule simple : « Why love one and eat the other ? ».

    D’un côté, la défense de la cause animale avance et nous, facebookers, youtubers et autres surfers du net y contribuons en diffusant vidéos et partages. L’onde de choc provoquée par les publications récentes de vidéos prises dans des abattoirs et autres atrocités en streaming ont contraint La Direction Générale de l’Alimentation à prendre des décisions radicales, notamment afin de remettre à plat les normes du bien-être animal. Le Ministère concerné prévoit de revoir tous les dispositifs de mise à mort sur toutes les filières et de lancer une nouvelle stratégie de « confort » animalier.

    D’un autre côté, le Grand Marché Mondial de la Viande ne s’est jamais aussi bien porté. Je ne vais pas trop m’étendre sur le sujet, car il s’agit encore une fois d’un puits sans fond. Pour vous la faire courte, les chinois sont passés d’une consommation de 20 grammes de viande par jour à une consommation de 50 grammes, en une seule génération. Cette augmentation est considérable si l’on considère que la population de la Chine est de 1,3 Milliards d’habitants. Proportionnellement, comparer l’impact de la France à celui de la Chine dans le Monde équivaudrait à comparer celle de Dampierre-sur-Linotte en France à celle de Paris. Côté gaulois, on constate bien une offensive des Vegans ainsi qu’une diminution nette de la consommation de viande, mais ne nous leurrons pas, on consomme encore beaucoup trop de viande : 240 grammes en moyenne par jour par habitant (statistiques officielles), soit 5 FOIS PLUS QUE LES CHINOIS !!!

   De quel droit leur ferions-nous la leçon, puisqu’on continue d’avancer dans la mauvaise direction en ne cessant de nous gaver de protéines animales ? Les études expertes dans le domaine remarquent que la surconsommation de viande vient compenser d’anciennes habitudes alimentaires désuètes et délaissées aujourd’hui (pléonasme, désolé… c’est pour insister). Ainsi, le français d’aujourd’hui boude les légumes secs comme les fayots ou les lentilles, qui étaient pourtant les ingrédients phares de la cuisine de nos grands-mères et qui offraient une source de protéines riche et variée…

    Comment expliquer tous ces paradoxes ? Eh bien rendez-vous dans quinze jours afin de résoudre ensemble le dilemme invraisemblable que j’ai évoqué plus haut : « Why love one and eat the other ? »

Ce qui est dit n’est plus à dire
Votre serviteur,
The Rich

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

w

Connexion à %s