« Des voix morbides résonnent en mon pays… » by Gilles Ivoire Himself

19 octobre 2016

Des voix morbides résonnent en mon pays,
De jeunes déjà vieux cherchent un bouc à sacrifier.
La solution aux problèmes ? Nourrir le pire : l’intolérance et l’ignorance !

Que ne brûle-t-il plutôt qu’une sorcière
Cette habitude minable de montrer du doigt son frère, sa sœur ?

Rester sur la rive, faire marche arrière, fermer les frontières, quelle horreur !
Fermer son esprit à l’imaginaire, aux idées nouvelles, aériennes,
A la richesse troublante de l’étranger,
A la surprise échangée d’un regard, la découverte,
Ce reflet de soi, qui avance, et rêve ! Allez !

Se cabrer contre courant, c’est crispation, peine assurée,
Triste reddition au retour d’une pâle histoire !
Va pour épouser le courant :
Que tombe les frontières, mon frère !

Plus nombreux nous sommes, unis…
Imagine, imagine les peuples !
Les puissants sans cœur tremblent quand la foule se lève.
Le bruit des pas si intense que les matraques en tombent,
Car le vent tourne…
Laisse-moi rêver veux-tu ?
Je sème !
Des graines dans les esprits,
Une antidote virale…
Ne parlons plus de ce qui fâche, et tue,
J’ai besoin d’utopie.
Ne plus nourrir le troll, mais libérer la princesse,
Réenchanter le monde.

Nos paroles nourrissent des rêves…
… sang dans les veines de réalité !
Alors oui, tourne l’utopie !

– Entends toi qui souffre d’un regard qui te juge,
Ici tu n’es pas jugé,
Ici nous sommes frères et sœurs,
Ici nous marchons ensemble,
Fraternels,
Egaux
Et libres !

Alsacien ? Français ? Européen ?
Terrien.
Bien plus qu’un être recouvert d’étiquettes choisies !

Ne les laissons pas voler notre nom, notre dignité,
Venez, consolidons-la, nourrissons-nous, grandissons-nous,
Mélangeons nos musiques, nos épices, nos couleurs…

La jeunesse rêve, te dis-je, et tous ensemble,
Seulement tous ensemble,
Nous pouvons trouver un chemin,
Cultivant nos jardins,
Embellissant nos vies,
Soulevant nos cœurs…

Oh qu’il est bon de rêver
Porter une torche inextinguible au milieu de l’hiver.

Quel plaisir que la lumière dans la nuit froide.

N’est-ce pas la vertu des sombres heures ?
Réveiller résistance,
Espérance.

Je t’aime mon frère, je t’aime ma sœur.
Ne te trompe pas,
Ne choisis pas la peur, l’armure de la haine, la fatigante colère…
Embrassons ce rêve magnifique,
Ouvrons la main, les bras, le l’esprtit, le coeur : ayons le courage !
De braver nos peurs avec désir,
De faire tomber les masques,
De souffler la suie, les ombres,
Déverrouiller la porte lapin blanc

Libérons les enfants !

Je veux croire leur force bien plus grande
Que celles des esprits croulants
Qui ne rêvent plus.

Allons, soyons jeunes veux-tu ?

Gilles Ivoire

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